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Opioid-Analgetika

Indikationen/Anwendungsmöglichkeiten (1):
  • Ils sont efficaces aussi bien contre les violentes douleurs cancéreuses que dans les douleurs non cancéreuses et chroniques (2).
  • Association au paracétamol: l'association d'un opioïde au paracétamol augmente l'efficacité nettement plus que paracétamol ou opioïde seul. A analgésie égale, le paracétamol diminue le besoin d'opioïdes (1):
    • Il est souvent plus judicieux d'associer 500 mg de paracétamol à un opïoide que d'augmenter la dose de l'un ou de l'autre (1).
  • Ils sont tout aussi efficaces que d'autres (co)analgésiques contre les douleurs neuropathiques. Dans ce dernier cas, ils ont un effet additif à celui des coanalgésiques. Mais en raison de la documentation insuffisante sur leur effets à long terme, ils ne sont pas considérés comme de 1ère intention dans le traitement de la neuropathie, qui s'étend généralement sur plusieurs années (2).
  • Contre les céphalées, la fibromyalgie et parfois aussi les dorsalgies, l'effet des opioïdes n'est pas bon et ils doivent être évités (2).
  • Opioid rotation is more important than the drug used (4).
Dosierung/Anwendung:
  • Prescription de la dose de réserve: dans la sphère germanophone, la dose de réserve prescrite correspond usuellement à 10% de la dose journalière (jusqu'à 16%, correspondant à la "4-hour dose" dans l'espace anglophone). La dose de réserve peut être prise toutes les heures, en cas de besoin. En règle générale, les accès douleureux paroxystiques s'améliorent considérablement après la prise de deux doses de réserve en l'espace de 2 heures. En cas d'utilisation régulière du traitement de réserve, il convient d'augmenter la dose non seulement du traitement de base, mais également du traitement de réserve (3). 
  • En réserve pour les flambées douleureuses, il ne faut pas dépasser le tiers de la dose journalière (2). 
  • Pour les opioïdes forts, il n'y a ni dose standard ni dose maximale. La dose correcte est celle qui atténue suffisamment la douleur (moins de 3-5 sur une échelle de 10). Une certaine prudence est de rigueur avec des doses journalières de plus de 160-200 mg de morphine ou équivalents, vu que les études à ce propos font défaut (2).
  • Les opioïdes peu puissants présentent des inconvénients pharmacologiques que n'ont pas les très puissants (2).
  • Konversionstabelle:
    • Morphin Tropfen 2% (Morphinhydrochlorid): 1 ml = 20mg, 1 ml = 20 Tropfen, 1 mg = 1 Tropfen
    • Oxycodon Tropfen (Oxycodonhydrochlorid): 1 ml = 10 mg (werden mittels Masspipette ab 0.5 ml (=5 mg) in 0.1 ml-Schritten dosiert)
    • Tramadol Tropfen (Tramadolhydrochlorid): 1 ml = 100 mg, 1 ml = 40 Tropfen, 1 Tropfen = 2.5 mg
    • Tramadol Tropfen mit Dosierpumpe (Tramadolhydrochlorid): 1 ml = 100 mg, 1 Hub = 12.5 mg
  • Chez les patients très âgés, la dose initiale doit généralement être de moitié inférieure (2).
  • Insuffisance hépatique: une diminution de 50-75% de la dose de tous les opioïdes est nécessaire aux stades Child-Pugh B et C.
  • La rotation des opioïdes a tout particulièrement fait ses preuves dans le traitement des douleurs cancéreuses, car elle permet souvent d'obtenir une réduction (transitoire) de la dose d'opiacé (réduction de la tolérance aux opioïdes) (3).
  • In primary care (5):
    • Patients with opioid before surgery: return to pre-surgery doses within 6 weeks.
    • Patients without opioid before surgery: tapper over 6 weeks.
Warnhinweise und Vorsichtsmassnahmen: les plus importants facteurs prédisposant à une toxicomanie sont une anamnèse de dépendance et/ou une pathologie psychiatrique concomitante (le risque de dépendance atteint 5% dans ce contexte) (2).

Unerwünschte Wirkungen: contrairement aux non-opioïdes, les opioïdes n'ont aucune organotoxicité. Mais subjectivement, leurs effets indésirables sont fréquents (2).
  • Nausée et constipation: les effets indésirables gastro-intestinaux sont la cause d'une interruption de traitement chez environ un tiers des patients. L'administration initiale d'un antiémétique est recommandée. Les opioïdes provoquent presque toujours une constipation (60-100%). Il n'y a pas d'accoutumance pour cet effet indésirable. Un traitement par laxatifs est donc obligatoire d'emblée, si l'opoïde n'est pas associé à un antagoniste des opioïdes entérale (2).
  • Sédation: l'effet sédatif et la nausée disparaissent la plupart du temps après quelques jours. Les opioïdes n'influencent pratiquement pas la vigilance ni les performances cognitives des patients algiques. Ils peuvent donc continuer à conduire une fois leur traitement bien réglé (2).
  • Dépression respiratoire: la dépression respiratoire n'est pas très fréquente chez les patients algiques ayant besoin d'opioïdes (environ 1.5%). Mais le risque de dépression respiratoire est accru chez les patients âgés (2).
  • Délire et chute: les effets indésirables centraux typiques de tous les opioïdes sont vertige, délires, obnubilation et hallucinations. Les opioïdes sont associés à chutes et fractures chez les patients âgés (2).
  • Abus et dépendance: une toxicomanie est très rare (0.2-0.3%) chez les patients ayant besoin d'un opioïde comme antalgique (2).
  • Accoutumance: l'accoutumance marquée est relativement rare dans le traitement analgésique. S'il y a une accoutumance évidente à un opioïde, l'indication doit être reposée. Si un opioïde n'agit pas à une dose adéquate, il faut l'arrêter ou en changer. En présence d'une problématique algique évidente avec indication aux opioïdes, il faut passer à un autre opioïde, avec une dose initiale 30-50% plus faible (2).
Referenzen:
  1. Matthias E. Liechti. Pharmacologie des analgésiques pour la pratique - première partie: paracétamol, AINS et métamizole. Forum Med Suisse. 2014;14(22-23): 437-440: full text | pdf.
  2. Matthias E. Liechti. Pharmacologie des analgésiques pour la pratique - 2e partie: opioïdes. Forum Med Suisse. 2014;14(24): 460-464: full text | pdf.
  3. Andreas Siegenthaler et al. Sens et non-sens des paliers de l'OMS dans le traitement des douleurs cancéreuses. Forum Med Suisse. 2014;14(36):654-658: full text | pdf.
  4. J. Desmeules. Refresher Course II: Pharmacology of opioids. SGAR-Kongress. 2014.
  5. M. Curatolo. Session III: Patients with chronic pain undergoing surgery. SGAR-Kongress. 2014.